L’appellation Cognac s’étend sur six zones de production, appelées crus. Leurs sols, hérités de l’ancien fond marin de l’ère secondaire, donnent des eaux-de-vie aux personnalités très différentes. Le domaine Michel Forgeron est situé à Segonzac, au cœur de la Grande Champagne.

Une délimitation ancienne

Au milieu du XIXe siècle, le géologue Henri Coquand observe le lien entre la nature des sols et la qualité des eaux-de-vie et en dresse la première carte. La délimitation officielle de la région de Cognac date d’un décret de 1909.

Les six crus du Cognac

  • Grande Champagne : sols de craie, eaux-de-vie fines et florales, faites pour un très long vieillissement.
  • Petite Champagne : sols calcaires un peu moins profonds, eaux-de-vie proches de celles de la Grande Champagne.
  • Borderies : le plus petit cru, aux sols argilo-calcaires, réputé pour ses notes de violette et sa rondeur.
  • Fins Bois : le cru le plus étendu, aux eaux-de-vie rondes qui évoluent plus rapidement.
  • Bons Bois : sols plus argileux et sableux, eaux-de-vie souples à maturité rapide.
  • Bois Ordinaires : zone proche de l’océan, îles de Ré et d’Oléron comprises, aux sols sableux.

La Fine Champagne

L’appellation « Fine Champagne » désigne un assemblage d’eaux-de-vie de Grande et de Petite Champagne, avec au moins 50 % de Grande Champagne.

Un vignoble reconstruit cru par cru

Après l’arrivée du phylloxéra, la reconstitution du vignoble ne s’est pas faite au même rythme selon les terroirs : lisez la crise du phylloxéra à Cognac. Pour voir comment ces eaux-de-vie sont ensuite élaborées, consultez Comment fabrique-t-on le cognac ?